Selon Tilatokeskus (les services statistiques finlandais), les entreprises finlandaises délocalisent de plus en plus. 16 % d’entre elles ont recouru aux délocalisations entre 2001 et 2006, contre 19 % au Danemark, mais 14 % en Norvège et aux Pays-Bas, selon une enquête menée par les services statistiques de ces pays et de la Suède, concernant les entreprises employant plus de 100 personnes.
Le phénomène concerne plus le secteur industriel que les services, et tout particulièrement la production industrielle. 70 % des entreprises industrielles du Danemark, de Finlande et des Pays Bas qui ont des activités à l’étranger ont délocalisé leur production.
Plus de 50 % de ces délocalisation profitent à des pays européens, et 25 % à l’Asie. Les entreprises industrielles ont choisi de préférence les nouveaux États membres et les pays d’Asie, notamment la Chine:
Pourcentage d’entreprises ayant choisi de délocaliser
vers un nouveau pays de l’UE et vers l’Asie, par pays
La délocalisation des services et les fonctions de support comme les technologies de l’information vont plus facilement dans les pays voisins et vers la « vieille Europe », même si les entreprises considèrent que les pays à bas salaires seront les principales destinations dans le futur.
Les entreprises multinationales délocalisent en général dans d’autres entreprises du groupe et ne sous-traitent pas lorsqu’ils délocalisent, particulièrement les multinationales suédoises, finlandaises et néerlandaises. Les multinationales danoises y sont moins attachées.
Pour 60 % des entreprises danoises, suédoises et néerlandaises, ce sont les coûts du travail qui sont un facteur important de délocalisation, alors que cette proportion n’est que de 42 % pour les entreprises finlandaises. Les entreprises finlandaises indiquent plus souvent que celles de leurs voisins que les délocalisations leur permettent d’accéder á de nouveaux marchés.
Pourcentage d’entreprises qui justifient les délocalisations
par des baisses de coûts, notamment du travail, par pays
Dans la plupart des cas, la décision de délocaliser dans les gorupes multinationaux est prise par le siège, hors du pays concerné, en tous cas pour la Finlande, la Suède et les Pays-Bas, mais moins souvent pour le Danemark.
Ces délocalisation ont souvent pour conséquence la création dans le pays concerné (Finlande, Danemark et Norvège notamment) de postes d’experts de haut niveau, peu susceptibles de délocalisation-
Selon les entreprises interrogées, ces délocalisation ont accru la compétitivité de léntreprise (60 % des réponses), notamment par la réduction des coûts de main d’ouevre. Ce phénomène est plus marqué aux Pays Bas et au Danemark.
Cette étude a été financée en partie par l’Union européenne et concerne 13 pays de l’UE et la Norvège, mais les résultats publiés pour le moment ne concernent que les pays nordiques et les Pays-Bas.

